Euforia Critique

Deux frères que tout semble opposer vont apprendre à se découvrir et à s’aimer. Matteo, extravagant, extraverti, jongle avec la facilité de ceux qui ont réussi, et Ettore, clown triste, introverti, joue jusqu’à la corde avec les silences. Quand l’austérité et la fantaisie se rencontrent, la vie les emporte dans un tourbillon de tendresse et d’euphorie...

Critique:

Six ans après Miele, l’actrice Valeria Golino repasse derrière la caméra avec Euforia, un drame familial poignant sur fond de maladie en phase terminale. Cette deuxième œuvre d’une artiste à la sensibilité délicate, met en scène deux frères aux caractères contraires, l’un extravagant et bouillonnant dans le feu de l’action à Rome, l’autre plus introverti et vivant dans le calme de la campagne.

Quand ce dernier se découvre une tumeur incurable, leur relation fraternelle va se renforcer. Présenté au dernier festival de Cannes au sein de la sélection Un Certain Regard, Euforia réunit le brillant Riccardo Scarmacio (le compagnon de Golino à la ville, on la vu récemment dans Silvio et les autres ) et un Valerio Mastandrea bien connu des amateurs de cinéma italien.

Le bruyant Matteo (Riccardo Scarmacio) exaspère son discret frangin par son exubérance et sa capacité à remplir l’espace tel un électron survolté, mais ses gesticulations vont vite se révéler être un moyen de s’échapper du drame qui approche, de détourner le regard de l’horreur pour mieux la supporter, d’apporter un peu de légèreté pour adoucir le tragique.

On peut attribuer à ce nouvel opus de nombreuses qualités:une direction d’acteurs impeccable, une mise en scène élégante, un scénario écrit avec tendresse et délicatesse, des scènes vraiment touchante à la fois riche d’émotions et des petits rien de la vie. Riccardo Scamarcio et Valerio Mastandrea sont tous les deux très émouvants, chacun dans leur humanité. En somme c est un très beau film sur la relation fraternelle, plein de charme et de poésie.

Riccardo Scarmacio nous parle d’ Euforia:

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Papillon

 

Critique Papillon

 

critique papillon

Steve McQueen et Dustin Hoffman ont apporté leur charisme à cette épopée de l’évasion de l’île du Diable en 1973. Si l’on se souvient de cela avec tendresse, c’est probablement à cause de ses rediffusions télévisées et du duo attachant de Steve McQueen et Dustin Hoffman. Les deux étaient des stars majeures à l’époque et le film a été un succès. Maintenant, Papillon a été refait avec Charlie Hunnam et Rami Malek dans le rôle de deux prisonniers qui prévoient de se séparer de leur cage déshumanisante dans une colonie de la Guinée Française. Hunnam (Sons of Anarchy, The Lost City of Z, le Roi arthur la légende d’Excalibur) et Malek (M. Robot) ne sont pas encore tout à fait connus auprès du grand public, mais leurs talents sont indéniables. Le récit est basé sur une histoire vraie celle des mémoires d’Henri Charrière ( Henri Charrière est un criminel français condamné à perpétuité pour un meurtre qu’il a déclaré ne pas avoir commis. En 1933, il fut envoyé en Guyane française) écritent en 1969, et c’est ce qui retient notre attention.

Le réalisateur danois Michael Noer, à partir d’un scénario d’Aaron Guzikowski, permet de faire avancer les choses efficacement sans jamais vous faire sentir que le nouveau Papillon a une raison impérieuse de l’être. Le directeur de la photographie Hagen Bogdanski, le concepteur de la production Tom Meyer et le compositeur David Buckley travaillent en commun accord pour donner au film de Noer les apparences d’une épopée.

critique papillon

Coté acteur c’est Charlie Hunnam qui incarne Charrière, un cambrioleur surnommé Papillon à la fois pour le tatouage distinctif sur sa poitrine que pour sa capacité à fuir quand les choses se corsent. Pas cette fois. Après avoir décroché un emploi en 1931 à Paris, Charrière a hâte de quitter le monde criminel pour retrouver une belle vie avec sa petite amie, Nenette (Eve Hewson).

critique papillon

Mais le malheureux “Papi” est accusé d’avoir tué quelqu’un et est envoyé dans un enfer pire que Shawshank. Là, il fait la connaissance de Louis Dega (Malek), un faussaire avec de l’argent.

critique papillon

L’argent est suffisant pour soudoyer les gardes mais pas pour le sauver des prédateurs de la prison – c’est là que Papi intervient, pour préparer l’évasion éventuelle et jouer le rôle de garde du corps en échange du financement. Les efforts de Papi suscitent bien vite la colère du gardien sadique Barrot qui, après l’une des tentatives infructueuses de Papi de se libérer, l’a fait jeté à l’isolement pendant deux ans.

Noer exacerbe la tension et la brutalité engendrées par des années de privation qui culminent lorsque Papi, affamé (M. Hunnam a perdu 30 kilos – c’est le genre de fantasme que de nombreux acteurs poursuive pour la préparation de rôles physiques. “Rami et moi nous sommes affamés de manière agressive”, a déclaré M. Hunnam dans une interview promotionnelle du film.), sort de la solitude et planifie une nouvelle évasion avec Louis qui fait peur. Si vous êtes un gourmand en punition, Papillon pourrait bien être votre tasse de masochisme. Le film original, réalisé par Franklin J. Schaffner, lauréat du prix Patton aux Oscars, laissait entrevoir des lueurs d’espoir. La version de Noer évite jusqu’à la fin une atmosphère d’echec d’evasion de Papi et Louis, jusqu’à ce qu’ils se retrouvent sur la lointaine île du Diable. La vue de deux hommes brisés, contemplant la liberté au-delà d’une mer dont les vagues pourraient les écraser, témoigne de leur résistance contre l’impossible.

Charrière était peut-être moins innocent que Dreyfus, et il semble avoir été sévèrement jugé. Mais à l’instar du premier film, le remake de «Papillon» ne s’intéresse pas aux questions d’innocence et de culpabilité ni à la jurisprudence et c’est ce qui fait la force du film. Au lieu de cela, il s’agit d’une immersion dans un univers d’hommes durs qui résistent dans des conditions difficiles en riant, en restant stoïque ou en tremblant de temps à autre face à la mort. La faucheuse a en effet élu domicile dans cette prison et elle est symbolisée par une guillotine qui menace chaque détenu.

critique papillon

Bien que Hunnam et Malek donnent tout ce qu’ils ont, ils se voient refuser la possibilité de rendre leurs personnages aussi indélébiles que McQueen et Hoffman.

On retiendra que le film est une histoires sobre et généreuse sur les terribles choses que les hommes font à d’autres hommes au nom de leur pays et de leur droiture.C’est une chronique de souffrances masculines extrêmes, des tourments si horribles qu’ils transforment des hommes ordinaires en martyrs quasi religieux.

Résumé,Braquage à l’ancienne

C’est l’histoire de 3 retraités Willie, Joe et Al, trois amis octogénaires – ou presque qui viennent de perdre leur pension de retraite à banque. pour remedier à cette annonce ils decident de depasser leur principes:et pourquoi pas un hold up dans les des plus grandes banques?

Sort le 3 Mai 2017 (Morgan Freeman, Michael Caine, Alan Arkin)

© 2017 WARNER BROS. ENTERTAINMENT INC. AND RATPAC-DUNE ENTERTAINMENT LLC / Atsushi Nishijima

 

Le Roi Arthur: La Légende d’Excalibur

Résumé,Le Roi Arthur: La Légende d’Excalibur

Jeune homme érudit, Arthur mène une vie tranquille, sans soupçonner le destin qui l’attend jusqu’au jour où il s’empare de l’épée Excalibur. Comment va-t-il maîtriser ce nouveau pouvoir alors qu’il doit vaincre le tyran Vortigern et venger ses parents?363082

© Warner Bros

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© Warner Bros

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© Warner Bros

 

Critique:

 

Le roi Arthur: La légende d’Excalibur

D’abord le film est un clash visuel les scènes de bataille sont grandioses et captivantes : scène de bataille explosives, éléphants de combat parés jusqu’aux défenses, aigles enchantés, forteresse maléfique, magie ; bref tous les ingrédients Arthuriens sont au rendez-vous pour nous faire revivre la Légende.

Ensuite la musique est très originale (signée par le musicien Daniel Pemberton) : cornemuses celtes, tambour, instaurent une atmosphère médiéval épico-tragique dès le début du film.  Le film en lui-même est assez proche de la littérature classique sur Excalibur. L’adaptation de Ritchie est moderne, rythmée avec de l’humour tout en s’inscrivant dans un style médiéval (décors, costumes…).

L’action est axée sur le bras de fer entre le roi Vortigern, avide de pouvoir, et le roi Arthur qui découvre le sien. Le spectateur est donc témoin de cette opposition progressive. Arthur renie son pouvoir au départ puis comprend que s’il n’agit pas c’est tous le royaume qui est voué à sa perte. Le film nous présente alors toutes les épreuves qu’Arthur traverse avec ses compagnons sur un mode à la fois épique, comique (on retrouve l’humour de Snatch  tu braques ou tu raques), et tragique (scène de crime du roi Vortigern sacrifiant ses filles).

Le jeu d’acteur est quant à lui brillant : Jude Law nous livre une prestation théâtrale digne d’un héros shakespearien : il est à la fois cynique, et plein de remords. Charlie Hunnam de son côté est très charismatique. On l’a récemment vu dans the Lost city of z  (produit par Brad Pitt) et son rôle de d’officier partant à l’aventure pour trouver des vestiges Incas lui allait à merveille. Ici Charlie est tout aussi brillant  dans son incarnation du jeune délaissé qui s’est construit dans la rue.Les mages de Merlin lui donneront-ils raison ?

©cineflash, 2017

Cinquante nuances les plus sombres

​Un film intense où l’éditrice Anastasia Steele retrouve Christian Grey qui occupe toujours ses pensées les plus secrètes dont elle ne peux plus résister. Comment cette relation peut elle reprendre corps?

Sort le 8 Février 2017 (Dakota Johnson, Jamie Dornan, Kim Basinger)

 

Fifty Shades Darker

© 2016,Universal Pictures International France

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© 2016,Universal Pictures International France

Fifty Shades Darker

© 2016,Universal Pictures International France